samedi 19 septembre 2015

Gnose amoureuse


A la beauté féminine...

Matin humide.Visage céleste. Splendeur magique.
Dans le sillage d'un regard, le Beau s'est enveloppé.
Pupille cosmique, nuage lactée. Songe angélique.
Dans les feuillages d'automne, la nuit s'est annoncée.



Portée par les ailes fugaces de l'Envie, drapée d'une soie,
Couleur de khôl, poudre de vie, hymne à la joie.
La sainte servante du Dieu céleste,
Ouvrit les yeux et fit un geste.


Le bras vêtu, de pierres serties, d'anneaux dorés.
Le cœur caché, d'un sein mystique, me fut volé.
Carrefour des mondes, nuit lumineuse, dis-moi
Ton nom. Un mot, un seul, et je suis à toi.

Combien de rêves as-tu hanté, combien d'empire
As-tu conquis, invincible armée. Reine du Levant,
Enchanteresse, sirène du soir, je guette ton sourire
Séisme de l'âme, lame de fond, son subtile, j'attends.


Tombée du ciel, Houri en cavale, le monde te poursuit.
Des roses parsèment tes pas. Tes silences ? De cruels appâts.
Tu es venu trop tôt me rejoindre. J'arrive trop tard, il t'a prise.
Mais nulle part tu ne pourras, de mon cœur, feindre l'oubli.


Mes sens sont abolis. Je sens ta peau, ton parfume m'enlace.
Je vois tes yeux, cent fois, mille fois, remplir l'espace.
Fille du Ciel, petite Lune, tu draines les vagues de sang.
Marée haute, marée basse, tu as fait de moi ton amant.

Comment est-il possible d'être si belle ? Je l'ignore.
Je crois bien que les mots sont impuissants à ce jeu.
A tes pieds sommeille le cœur des hommes et la Mort.
Ta face de lumière est un miroir, reflet du visage de Dieu.

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